Le secteur alimentaire élargit son engagement en faveur d’une publicité responsable pour les enfants

Depuis 2012, le Belgian Pledge est la réponse du secteur à la demande légitime d’une publicité responsable pour les enfants. Avec cette initiative autorégulatrice, les entreprises alimentaires, les commerçants, les chaînes de restaurants et les traiteurs signataires prennent des engagements clairs quant à la publicité pour les enfants de moins de 12 ans. Ces engagements répondent également à l’évolution rapide de l’utilisation des médias par les enfants. Fevia, Comeos et l’UBA lancent le Belgian Pledge 3.0 en 2020, avec entre autres des critères nutritionnels plus stricts et un élargissement aux influenceurs en ligne.

L’obésité et le surpoids sont un défi social complexe. Le secteur alimentaire prend ses responsabilités à cet égard, y compris dans le domaine de la publicité et du marketing. Étant donné que les enfants de moins de 12 ans ne sont pas encore capables de faire face à la publicité et au marketing de manière suffisamment critique, Fevia, Comeos et l’UBA ont lancé l’initiative volontaire Belgian Pledge en 2012. Les signataires s’engagent à limiter la publicité pour les produits qui ne répondent pas à des critères nutritionnels spécifiques et ces engagements sont contrôlés par des partenaires indépendants.

Les premiers engagements concernaient la publicité à la télévision, dans les écoles et sur les sites web des entreprises. En tant qu’initiative autorégulatrice, le Belgian Pledge se développe sans cesse et répond – plus vite que la législation ne le pourrait – à l’évolution de l’utilisation des médias par les enfants. Ainsi, en juin 2017, le Belgian Pledge a été élargi à 9 canaux supplémentaires dont les profils d’entreprise sur les réseaux sociaux tels que Facebook et Youtube, des jeux interactifs et le marketing SMS et mobile.

Et cette autorégulation porte ses fruits ! Le rapport du monitoring TV 2018 et du monitoring Online 2019 se trouve sur le site web du Belgian Pledge. Ce rapport, auquel ont collaboré des experts indépendants, démontre que les membres du Belgian Pledge respectent très bien leurs engagements. Et avec le Belgian Pledge 3.0, nous allons encore plus loin.

Quelles sont les nouveautés de la convention 3.0 ?

En 2020 Fevia, Comeos et l’UBA lancent le Belgian Pledge 3.0. qui prend de nouvelles mesures dans trois domaines :

Des critères nutritionnels plus stricts

Le Belgian Pledge n’autorise le marketing et la publicité (envers les enfants de moins de 12 ans) que pour les produits qui satisfont à des critères nutritionnels spécifiques. En autorisant les entreprises à faire de la publicité pour ces produits, le Belgian Pledge les motive à investir dans l’innovation et ainsi aider les enfants et les parents à faire des choix alimentaires qui correspondent à un mode de vie sain et équilibré. Nous mettons la barre encore plus haut en introduisant des critères plus stricts, conformément à l’EU Pledge, pour les céréales pour petit-déjeuner, le fromage, les sauces, les soupes, les yaourts, les chips, les pâtes, les noix et les repas pour enfants. Vous trouverez les nouveaux critères ici.

Un nouveau système de plaintes

A l’instar de l’EU Pledge, nous testons un nouveau système de plaintes. La phase de test de ce système de plaintes aura lieu pendant la durée du Belgian Pledge 3.0 et sera prévue en complément du monitoring annuel. Nous désignerons une expertise indépendante pour évaluer les plaintes et publier les décisions sur le site web du Belgian Pledge. Après une évaluation par Fevia, Comeos et l’UBA, et avec la participation des membres du Belgian Pledge, nous déciderons à la fin de la phase de test de maintenir cette procédure de plaintes définitivement ou non.

Les influenceurs dans le champ d’application

En plus des sites web des entreprises et leurs profils sur les réseaux sociaux, les influenceurs sont également inclus dans le champ d’application du Belgian Pledge. Ainsi, nous répondons à l’évolution rapide de l’utilisation des médias par les enfants. Nous posons deux conditions concernant les influenceurs. Premièrement, l’influenceur en ligne doit recevoir une contrepartie de l’entreprise et deuxièmement, l’entreprise doit avoir le contrôle sur la communication.